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Les négociations de la COP26 (Conference of the Parties 26) viennent enfin de se terminer ! Deux longues semaines où les discours, les promesses, les négociations se sont entremêlées pour finalement aboutir au Pacte de Glasgow.

Pour Barbara Pompili ou Boris Johnson, cette COP26 est un succès. Pour d’autres, comme les délégués des Iles Marshall, c’est une condamnation à mort. Chacun peut interpréter et interprètera les 11 pages du Pacte de Glasgow comme il ou elle le souhaite, notamment en fonction de ses intérêts respectifs.

Des décisions prometteuses ? 

Le texte de la décision finale de la COP26 adoptée par l’ensemble des parties membres de la Convention aurait pu être plus engageant et plus contraignant, mais ce qui est à retenir c’est qu’un signal fort a été envoyé au monde entier, annonçant la fin de l’ére des énergies fossiles.

Quant à la Tunisie, place désormais à la mise en application des décisions prises et à l’intensification de l’action climatique. Nous devons consolider en urgence nos politiques climatiques. 

Sinon, les pays en voie de développement doivent continuer à se montrer exigeants, et pourquoi pas guider les négociations dans les prochains sommets.

La question de financement des pays en développement pour le long terme est tout simplement reportée pour la prochaine COP27. Le texte proposé sur le financement demeure faible, avec aucune mention d’un budget spécifique à mobiliser à partir de 2025.

Quant à l’Article 6 de l’Accord de Paris sur les marchés de carbone, il définit les règles d’échange des crédits carbone. C’est parmi les sujets non-résolus à la dernière COP de Madrid. Il s’agit de mécanismes qui permettent aux pays de travailler ensemble pour réduire leurs émissions plus rapidement sans que ca tourne à un outil de commerce. 

Le texte actuel sur les différents mécanismes connait environ 67 expressions mises entre crochet. Ce qui signifie qu’elles ne font toujours pas de consensus. 

Un succès ou un échec ? 

Chacun(e) aura son avis sur cette COP26. Un succès sans  précédent pour les un(e)s, un échec monumental pour les autres. Cette COP a apporté quelques bonnes nouvelles, mais aussi de très mauvaises. En pleine urgence climatique, tout ce qui ne prévoit pas de sortie progressive des énergies fossiles est par essence insuffisant et criminel.

Que les pays riches ne soient toujours pas parvenus à financer les 100 milliards annuels prévus depuis 12 ans est un vrai scandale, au même titre que le montant ridicule prévu pour les ‘pertes et dommages’. Cette COP26 était tout sauf inclusive, et ce sont encore les intérêts d’une minorité de pays qui ont dominé les intérêts d’une majorité des habitants de la planète. Certains pays n’ont d’ailleurs même pas attendu une semaine pour laisser entendre qu’ils ne respecteraient pas leurs promesses émises lors de la COP26… Surprenant non ?

Il ne pas faut attendre de miracles venant d’une COP et bien comprendre que la majorité des solutions viendront d’ailleurs, notamment de la mobilisation citoyenne. Il faut continuer à actionner tous les leviers possibles pour lutter contre le changement climatique, à tous les niveaux de nos sociétés. Les paris sont pris : ce ne sont ni la COP27 à Charm el-Cheikh ni la COP28 aux Emirats Arabes Unis qui mettront en place un plan de sortie progressive des énergies fossiles.

Mayssa Sandli

Rédactrice en chef et co-fondatrice de BLUE TN . Je travaille sur la protection de l'environnement depuis 2017.

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